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06/10/2010

MM


3-4 Le Marché Monétaire (MM)

Le marché monétaire est l’un des deux(2) compartiments du marché interbancaire avec celui des titres négociables. La relance économique du Pacte Présidentiel par le développement sectoriel de l’économie réelle ne peut pas se faire sans la réforme du système bancaire et financier du pays dont le marché interbancaire est la cage thoracique et le marché monétaire le cœur.

Malheureusement cette vision de la chose financière n’est pas partagée par tout le monde. Pourtant, il est courant à Bangui notamment de voir un acquéreur sortir de sa poche ou de son sac ‘’ D’HOMME D’AFFAIRES DE BA NGUI’’ des liasses de billets de banque pour acheter un 4/4 valant 55 voire 60 millions de f Cfa sans que l’autorité publique ou bancaire ne lève le petit doigt. S’est-on posé la question de savoir d’où vient cet argent ? Non ! Il en est de même dans la zone d’activité économique où la circulation monétaire n’est pas sous contrôle de l’autorité bancaire voire tout le commerce dans l’arrière pays. Dans cette économie où seul le franc Cfa doit circuler, le commerçant sur le sol national s’autorise l’échange des ses marchandises contre devises notamment l’euro. Alors on peut se demander à quel dessein ? Le change s’effectue hors système, au marché central de Bangui ou au marché dit artisanal, au vu et au su de tout le monde et personne ne s’en inquiète. Le crédit fournisseur n’existe presque plus et le crédit bancaire n’est offert qu’à ceux qui ne les remboursent pas.

Qu’à cela ne tienne ! Ces institutions financières se sont toujours refusées de développer leur réseau sur le territoire national afin d’accompagner les investisseurs, pour justifier leur position elles évoquent l’insécurité dans l’arrière pays comme si Bangui est la partie la plus sécurisée de notre Centrafrique. Ce qui surprend c’est que le risque du banquier n’existe pas dans le pays de B BOGANDA alors que ces banques couvent des conventions d’établissement en OR CENTRAFRICAIN où tout y passe : boulevard fiscal tant pour l’établissement que pour l’encadrement expatrié, l’encadrement national sous payé et sans promotion professionnelle sinon très rarement, pas de sanction pour l’inobservation des clauses conventionnelles, propriétaires des murs à vil prix, refus délibéré de réaliser les objectifs d’intérêt centrafricain dument retenus dans les conventions d’établissement, développement des crédits communautaires au détriment de leur cible à financer clairement définie dans la convention, choix capitalistique financier contre le programme de développement de leur réseau national.



Heureusement dans ce sombre paysage financier qui vient d’être dépeint il y’a deux exceptions qui confirment la règle. Le Crédit Mutuel Centrafricain qui a su tisser son réseau national où les autres prétextent l’insécurité et Eco Bank, qui plus est innove en produits financiers, services bancaires et technologie. Merci au CMCA et à Eco Bank qui ont su s’adapter à l’environnement économique de notre pays pour leurs portefeuilles produits et toutes les innovations qui apportent qualité et satisfactions des urgences aux centrafricains. Je les invite à pousser plus loin la concurrence, le Pacte Présidentiel y veillera.

La chose monétaire est une curiosité qui effraie dans le pays de B. BOGANDA au point d’être surpris par un candidat très en vue à cette présidentielle qui traite de la monnaie d’un épiphénomène. Très retourné, j’ai préféré le silence. C’est dire quel chemin nous reste pour nous approprier le sujet. Heureusement un centrafricain nous en a prouvé le contraire comme bien d’autres et c’est le schéma du Pacte Présidentiel. Mr DESSANDE, digne fils du pays dans ce secteur qui fait souvent peur, a réussi à bouclé le tour de sa table pour nous offrir SOFIA. Son positionnement sur la branche de la méso finance présente l’avantage de la création de cette branche et par là même satisfaire un segment de marché de financement que les autres institutions boudent mais que le Pacte Présidentiel viendra consolider et développer afin d’élargir l’offre du secteur. C’est affirmer que les ressources humaines en la matière existent la structure de formation aussi pour peu qu’on la retouche pour la cause.

Rappelez-vous, à la BDEAC que j’évoquais dans le marché de l’emploi, et aux services centraux de la BEAC à Yaoundé nous disposons des compétences parmi lesquelles une à été chargée de procéder à l’audit interne du scandale financier qui y perdure, en France mais certainement dans d’autres pays des jeunes centrafricains très à l’aise dans l’usage des outils d’ingénierie financière la place financière de Paris n’attendent que la reconnaissance de leur pays pour contribuer à son développement. Ce sang neuf constituera le fer de lance de la réforme du secteur dans notre pays.

Au sein de la CEMAC, trois(3) compatriotes dont une centrafricaine ont essuyé le plâtre de la bourse des valeurs de la sous région, mais comme celui de la BDEAC, ils ont été remerciés sans la moindre réaction du politique centrafricain. Tout cela pour affirmer que les données de la réforme du secteur par le Pacte Présidentiel sont réunies pour que nous réalisions notre objectif du premier mandat de Mr ANGUIMATE ELOIS : Doter notre Centrafrique du marché des capitaux à court terme NATIONAL et boucler le financement du marché des capitaux à long terme.

La réforme menée depuis 1972 a permis de mettre fin à une politique de financement uniquement par le compartiment des titres négociables, une technique de plafonnement de crédit. Mr MAMALEPOT gouverneur de la Béac avait mené en son temps cette réforme par entre autre l’institution du marché monétaire et ces dernières années le marché des capitaux à long terme. Mais c’est sans compter avec une guerre larvée de leadership dans la sous région qui ne laisse aucune place à notre pays de sortir de sa position de nain de cet espace à tout point de vue.

Les compatriotes doivent comprendre que la banque même centrale reste une entreprise comme une autre qui a les mêmes objectifs d’équilibre interne, de profit. Elle peut comme l’Enerca ou un débit de boissons déposer le bilan. La seule différence avec les autres c’est que l’argent qui soutient les échanges dans un pays reste son produit principal avec des services qui lui sont liés. En l’espèce c’est sous le contrôle du Trésor Français que les pièces du f Cfa sont, selon l’expression consacrée, frappées à PESSAC (Bordeaux) et les billets de banque en Bretagne par l’entreprise OBERTHUR. Ces entreprises ont un coût de production de ces signes monétaires majorés de leur marge à facturer à nos banques centrales. Lesquelles sauront les vendre aux banques primaires selon les conjonctures du moment à un prix qu’on appelle taux. On en compte essentiellement deux(2) au niveau de la banque centrale qui sont à la base de la formation des taux des autres banques assurant ainsi leur refinancement. Des établissements publics sont éligibles au marché monétaire mais leurs trésoriers ne se servent pas de cette opportunité dans la gestion de leurs trésoreries.



Des décennies durant ce taux directeur est resté très élevé à 6% en moyenne. A ce niveau les objectifs de croissance pour financer le budget, celui de l’emploi et de l’inflation sont hors d’atteinte. La relance par le développement sectoriel et ses mesures d’accompagnement doivent permettre la baisse tendancielle vers la fourchette de 2% à 3% en fin de mandat de Mr ANGUIMATE Elois. Restaurer le circuit économique avec chaque agent économique dans ses rôles est une action parmi tant d’autres. Sinon comprendre la contribution de l’informel à la croissance économique. Par exemple :

L’activité de transport en taxi de la branche transport urbain du sous secteur transport terrestre du secteur transport routier a un parc d’au moins 10 000 véhicules. Si nous prenons l’hypothèse moyenne de 5 000 véhicules circulant régulièrement et réalisant un chiffre d’affaires moyen de 10 000 f Cfa par jour, cela nous donne 50 000 000 de f Cfa de liquidité hors circuit bancaire chaque jour soit 1 500 000 000 de f Cfa par mois et donc l’équivalent de 18 000 000 000 de f Cfa de liquidité qui ne contribuent pas à celle du système bancaire afin d’inciter à une meilleure politique monétaire en faveur de financement de l’économie centrafricaine par le jeu de ces taux. Le Pacte Présidentiel dispose d’un arsenal de ces outils pour créer un environnement sain à la nouvelle politique économie envisagée. Le développement très prochainement de la réforme du système bancaire et financier précisera les mécanismes et modalités de sa mise en œuvre.


ANGUIMATE Elois

La volonté de dire, l’exigence de faire


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