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28/05/2010

POEMES

POEMES QUE MONSIEUR ELOIS ANGUIMATE CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE ADRESSE A TOUTES LES MAMANS A L’OCCASION DE LEUR FETE.

BONNE FETE MAMANS




MAMAN

Je ne m’habitue pas à ton départ
Si tant est que tu sois vraiment partie.
Pour combien de temps es-tu partie ?
Pourquoi ne donnes-tu pas signe de vie ?

Même les morts se manifestent aux leurs.
C’est ce que ces derniers racontent.
Je veux pouvoir, moi aussi, raconter,
Raconter que tu t’es manifestée à moi.

Donne-moi des raisons d’espérer,
Espérer que tu reviendras bientôt.
Tu me manques beaucoup.
Il ne se passe pas un jour,
Un seul jour sans que je ne parle de toi.

Je ne parle pas autant de papa que de toi.
Et dire que lui aussi est parti.
Je ne me souviens pas des circonstances de son départ.
Je ne me souviens pas non plus de sa destination.

Peu m’importe pour combien de temps il est parti.
Il est parti très souvent de la maison.
De son absence, je me suis fait une raison.
Ce n’est pas ton cas, maman.

L’idée est de qui ?
De papa ou de toi ?
De toi, cela m’étonne beaucoup.
A quand la fin de cette vacance ?

Dis, maman…
Dis-moi que je rêve.
Dis-moi que cette longue lune de miel avec papa va bientôt prendre fin.
Je vis dans l’espoir de te revoir bientôt.

De tout mon cœur, maman, je t’aime.

Elois ANGUIMATE





GRANDIR

Grandir !
L’expression est de toi, maman,
Grandir !
Tu m’as encouragé à grandir.
Voilà qui est désormais fait
Fait évidemment à contrecœur.

Je ne voulais pas grandir
Car grandir pour moi, maman, c’est te quitter.
Quitter ton corps auquel je demeure attaché,
Ce corps à la peau ridée,
Rugueuse comme celle d’un lézard
Mais à la douceur d’un duvet
Contre lequel tu m’attachais
Et qui me tenait bien au chaud.

Grandir, c’est arrêter, maman,
Arrêter de me faire bercer,
Bercer par ta voix,
Cette voix à la fois rassurante et susurrante
Dans le creux des oreilles me chantait des berceuses.

Grandir, maman,
C’est ne plus téter.
Téter tes seins,
Ces seins, source de vie, dans lesquels je mordillais
Comme dans un chewing gum
Et t’écoutais gémir de douleur
Une douleur que tu étouffais
Histoire de me faire croire
Croire, maman, que tu n’en souffrais pas.

Maman, merveilleuse maman !
Tu me manques.


Elois ANGUIMATE.


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