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16/04/2010

Communiqué

La mobilisation internationale continue pour obliger Bozizé et Binguimalet à revoir leur copie, quant à la date des élections en Centrafrique.

Lire le communiqué de presse des "Verts" Français (Europe Ecologie)



Centrafrique : élections présidentielles et législatives dans la précipitation
La France au service du pouvoir en place Communiqué de presse du 14 avril 2010

Le Président Bozizé est nettement plus pressé d’aller à l’élection que la communauté internationale. Il confirme par décret la date du 16 mai prochain. L’opposition a annoncé qu’elle ne participera pas aux élections dans ces conditions.
Le comité de pilotage pour les élections en Centrafrique, composé de représentants des Nations unies, de l’Union européenne, des Etats-Unis, recommande le report de l’élection en septembre pour garantir un scrutin libre et ouvert. Le scrutin annoncé pour le 16 mai risque de se passer dans des conditions qui n’y sont pas du tout favorables. A ce jour il n’y a toujours pas de listes électorales et plus de la moitié du territoire centrafricain est occupée par des mouvements armés. Surtout la demande de l’opposition de faire un recensement du corps électoral avant le scrutin doit être respecté. Il n’est également pas assuré que la situation dans le nord et l’est du pays se stabilise jusqu’en mai pour garantir la participation des populations au scrutin. Aujourd’hui, l’est de la Centrafrique est occupé par les rebelles ougandais de la LRA (l’Armée de Résistance du Seigneur), dirigée par son chef sanguinaire Joseph Kony, qui est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI (Cour Pénale Internationale).
Dans ces conditions la prise de position du secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, en soutien au Président Centrafricain, va dans la mauvaise direction. La signature d’un document cadre de partenariat et de défense, qu’il a également conclu lors de sa visite à Bangui, semble confirmer que la France retombe dans sa politique à l’ancienne et tente de consolider sa position en Centrafrique contre les recommandations données par la communauté internationale et le droit légitime des citoyens centrafricains à des élections libres et ouvertes. Les Verts demandent donc au gouvernement français de revoir sa position et de se conformer aux recommandations du comité de pilotage des élections en Centrafrique.

Les Verts

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