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09/03/2010

Elections

ELECTIONS : LES CHIFFRES ACCUSENT

Quid de la population centrafricaine en 2010 et pourquoi les élections ne doivent pas avoir lieu maintenant malgré les gesticulations du gouvernement. Le peuple centrafricain et la communauté internationale doivent savoir. Les chiffres accusent.
1. De la population et du décret n° 10.049 du 12 mars 2010
Hypothèse moyenne avec un taux de croissance de 2,5 %.
Méthode : Interpolation linéaire.
Période 2003 à 2010 soit 7 ans.
Source RGPH 2003



LE RGPH de 2003 définitivement validé et rendu public dénombre 3.895.139 habitants en Centrafrique. Le décret n° 10.049 du 02 mars 2010 donne le chiffre de 3.151.272. L’écart entre les deux chiffres est de 743.867. Du RGPH de 2003 et du gouvernement, qui détient le bon chiffre ? Le Gouvernement peut-il nous donner sa source ?

Avec un taux officiel de croissance annuel de 2.5 %, de 2003 à 2010 soit au bout de 7 ans, la population centrafricaine doit avoisiner les 4.512.281. L’écart entre cette projection et le chiffre retenu par le gouvernement est de 1.361.009. Alors que la République Centrafricaine n’a pas connu de cataclysme majeur ou un très important exode, on est en droit de se demander ce que sont devenus ces million trois cent soixante et un mille neuf Centrafricains au nombre desquels on peut abusivement compter les cent trente huit mille cent soixante quatre (138 164) réfugiés au Tchad, au Cameroun et au Soudan dénombrés par le haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés ? A quoi donc ont servi les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) qui a nécessité d’importantes mobilisations humaine et financière ?

Le peuple centrafricain souverain et la communauté internationale sont en droit d’exiger du gouvernement des explications sur ces importants écarts et surtout sur la provenance des chiffres par lui utilisés dans le Décret n° 10.049 du 02 mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

2. Des électeurs :
Dans une récente interview par lui accordée aux media, le porte-parole du gouvernement a lâché le chiffre de 1.200.000 électeurs. Quand on sait que des rumeurs persistantes ont fait état de ce que le gouvernement aurait procédé avec l’aide de certains chefs de quartier et de village à sa solde à l’enrôlement des électeurs, doit-on déduire que le Ministre porte-parole du gouvernement rend ainsi public le résultat du travail fait en catimini ? Quelle garantie accordée à ce chiffre ?
Ici encore, les chiffres issus du RGPH et de la projection sur la base du taux de croissance de 2.5 % de la population centrafricaine nous édifient autrement :



En partant de la tranche des 20 ans, le nombre d’électeurs en 2003 est supérieur à un million sept cent soixante onze mille deux cents quatre vingt dix sept (1 771 297). En 2010, le nombre des électeurs doit être équivalent à deux millions cinq cent soixante dix sept mille soixante (2 577 060).
Chiffre du gouvernement : 1 200 000 électeurs
Ecart avec le chiffre du RGPH de 2003 : 571 297
Ecart avec la projection de 2010 : 1 377 060.
Le gouvernement ignore-t-il vraiment ces chiffres officiels ? N’y a-t-il pas volonté de sa part de frauder ou de faire capoter le processus électoral dont l’issue lui est défavorable ?

Les chiffres accusent.

Au gouvernement de la République Centrafricaine d’apporter à la veille de ce scrutin capital la preuve de sa bonne foi en rendant publiques ses sources d’informations er en laissant la CEI faire son job selon l’esprit des textes et du consensus en vigueur.

Les démocrates et les amis de la communauté internationale doivent rester vigilants et veiller au grain.

Elois ANGUIMATE

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